
Aigrette Garzette
L’Aigrette garzette (Egretta garzetta) est l’une des silhouettes les plus élégantes de nos zones humides. Avec son plumage immaculé et sa démarche gracieuse, ce petit héron blanc est un symbole de résilience pour la biodiversité européenne.
Une renaissance après la persécution
L’histoire de la garzette est marquée par une période sombre. À la fin du XIXe siècle et au début du XXe, elle fut massivement chassée pour ses plumes. À cette époque, la mode des chapeaux à plumes faisait fureur à Paris et à Londres, et les « aigrettes » (les longues plumes ornementales que l’oiseau arbore durant la saison des amours) s’arrachaient à prix d’or.
Cette exploitation intensive a conduit l’espèce au bord de l’extinction dans de nombreuses régions (1500 couples nicheurs en France dans les années 1970) .
Heureusement, grâce à l’interdiction de ce commerce et à la protection légale des zones humides, la population a connu une spectaculaire remontée (15000 à 20000 couples nicheurs et 50,000 à 70,000 hivernants). Cette espèce très sensible au grands froids (90% avaient péri lors de la vague de froid de l’hiver 1985) était autrefois limitée au littoral méditerranéen, elle a recolonisé toute la façade atlantique et s’installe désormais de plus en plus à l’intérieur des terres, en partie grâce au réchauffement climatique.
L’art de l’identification
Un œil non averti, peut confondre l’aigrette garzette avec les échassiers blancs de la famille des Ardéidés (hérons). Voici comment ne plus la confondre :
Face à la Grande Aigrette : La garzette est beaucoup plus petite. L’astuce imparable réside dans les pieds : la garzette possède des « gants jaunes » (pieds jaunes contrastant avec des pattes noires), tandis que la Grande Aigrette a les pieds noirs. De plus, le bec de la garzette reste noir toute l’année, alors que celui de sa grande cousine est jaune.
Face au Héron garde-bœufs : Ce dernier est plus trapu avec un cou court. Son bec est jaune orangé et il n’a pas les longs doigts jaunes de la garzette. On le trouve aussi plus souvent dans les champs au milieu du bétail, alors que la garzette reste inféodée à l’eau
Une pêcheuse pleine de tactique : Côté table, l’aigrette garzette est un prédateur opportuniste qui consomme principalement des petits poissons, des crustacés et des insectes aquatiques. Sa technique de chasse est fascinante à observer:
Contrairement au Héron cendré qui reste immobile comme une statue, la garzette est active et inventive. Elle utilise souvent son pied jaune pour remuer la vase et débusquer ses proies. Parfois, elle court dans l’eau peu profonde en agitant les ailes pour masquer le soleil, effrayer les poissons et les diriger vers son bec, qui frappe avec la précision d’un poignard.
Comment bien la photographier ?
L’Aigrette est active toute la journée, mais certains moments sont plus propices :
Il est important de savoir dompter le blanc en délaissant les modes auto de l’appareil. C’est le point critique. Si on laisse l’appareil décider, il risque de surexposer l’oiseau.
Pour obtenir des images qui sortent du lot, il faut certaines précautions :

Aigrette Garzette

Aigrette garzette

Aigrette garzette à la pêche

Aigrette garzette

Aigrette garzette

Aigrette garzette

Aigrette garzette

Aigrette garzette

Aigrette garzette

Aigrette garzette à la pêche

Aigrette garzette

Aigrette garzette