
Fauvette pitchou
Pour moi, la photographie d’oiseaux est avant tout synonyme de grand air, de paysages et de rencontres avec la nature. C’est pourquoi je pratique exclusivement la billebaude. Je me promène au hasard, sans jamais faire d’affût. Cette méthode est imprévisible : on peut rentrer les mains vides ou, au contraire, faire de magnifiques rencontres. On a beau arpenter vingt fois les mêmes chemins, on ne revoit jamais les mêmes oiseaux.
Aujourd’hui, comme des centaines de fois auparavant, je parcours les landes de Ploumanac’h au lever du jour. Après une heure de marche, le bilan est maigre. Je n’aperçois que quelques troglodytes lointains, deux ou trois linottes en vol et des hirondelles de rivage. Rien qui ne permette de faire une belle image.
Alors que je m’apprête à rentrer bredouille, j’entends le gazouillis de la Fauvette pitchou. C’est un oiseau rare et difficile à photographier. Je sais qu’elle vit ici pour l’avoir déjà entendue et aperçue furtivement, mais cette fois, la chance est de mon côté. Elle est perchée sur des ajoncs secs, à seulement quelques mètres de moi, alors que je suis masqué par la végétation. La lumière du matin est encore douce. L’oiseau pose ainsi pendant dix minutes, se déplaçant de buisson en buisson comme pour se laisser admirer sous tous les angles.

Fauvette pitchou

Fauvette pitchou

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