Rencontre éclair avec la Buse variable

En me promenant avec mon appareil photo en bordure du Marais du Quellen, à Trébeurden, j’espère secrètement voir tournoyer une buse variable. La chaleur du jour chauffe le sol et génère de puissants thermiques, ces colonnes d’air ascendantes dans lesquelles les rapaces s’engouffrent pour prendre de la hauteur et tournoyer sans effort.
Pour l’instant, le ciel est vide, mais le cri puissant d’un individu résonne depuis la cime d’un grand chêne. 

Buse variable

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Impossible de le localiser aux jumelles, mais l’oiseau est bien là. Je profite de ces quelques secondes pour ajuster mes réglages : une surexposition de +2 stops pour compenser le ciel lumineux, l’autofocus sur tous les collimateurs, une vitesse d’au moins 1/2000s pour assurer la netteté et une ouverture à f/11 pour conserver un piqué optimal sans trop monter en sensibilité.
Bien cachée dans le feuillage, la buse continue de crier. Je n’ai plus qu’à attendre sans bruit. Soudain, elle décolle. Au lieu de prendre un thermique pour s’élever en spirale comme je l’espérais, elle file directement vers un bosquet plus lointain. Le passage est rapide, mais suffisant pour déclencher une courte rafale.

Buse variable

Buse variable

Buse variable

Buse variable

Buse variable

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