
Pipit maritime
Je suis toujours surpris par la capacité d’adaptation des oiseaux face aux activités humaines. Des espèces d’ordinaire farouches apprennent à tolérer la présence proche des promeneurs, tout en conservant une vigilance constante.
J’en ai eu la preuve lors d’une sortie photographique à l’Île-Grande, sur un secteur pourtant très fréquenté. Il est 21 h 30. Le temps est doux, la lumière décline doucement avant le coucher du soleil.
Entre le camping, la station LPO, la pointe de Toul-Ar-Staon et la pointe de Castel Erek, une foule importante de promeneurs et de chiens parcourt les nombreux sentiers du littoral
Pourtant, à seulement quelques mètres des passages, plusieurs espèces continuent de vaquer à leurs occupations sans trop s’en soucier :
En réalité, la gêne vient souvent chez le photographe lui-même, soucieux de ne pas perturber les oiseaux, mais aussi de l’attention des curieux attirés par son activité et du sans-gêne de certains touristes face à la nature.
Mais le problème est ailleurs : le long des sentiers, buissons et fenouils ont été broyés sans ménagement — très probablement par les services municipaux — sous prétexte de mieux « accueillir » les visiteurs. Résultat : l’habitat de ces oiseaux s’en trouve sévèrement dégradé.
Une question essentielle subsiste alors : cette tolérance apparente reflète-t-elle une véritable cohabitation pacifique, ou une simple résignation face au manque d’habitats préservés aux alentours ? Et surtout, combien de temps cela pourra-t-il durer ?
Malgré tout, quelques belles photos liées aux sujets mais aussi aux couleurs du coucher du soleil:

Pipit maritime

Pipit maritime

Pipit maritime

Pipit maritime

Pipit maritime

Pipit maritime

Pipit maritime

Tarier pâtre immature

Tarier pâtre immature

Tarier pâtre immature

Tarier pâtre immature

Cisticole des joncs

Cisticole des joncs

Linotte mélodieuse

Linotte mélodieuse

Alouette des champs

Sternes caugek