L’observation des Fous de bassan après leur plongée spectaculaire révèle un rituel immuable. Une fois remontés à la surface, les oiseaux entament une séquence systématique de dix à vingt secondes : ils s’ébrouent vigoureusement, agitant ailes et tête dans un tourbillon de gouttes et d’écume..
Vous aimez mes photos et actualités… Ne ratez rien !
Ce comportement, loin d’être anodin, semble répondre à une nécessité physique critique. En secouant ainsi leur corps, ils expulsent l’eau emprisonnée dans leur plumage lors de leur plongeon. Ce drainage immédiat vise à réduire leur poids avant la phase de repos, courte transition nécessaire avant de reprendre les airs.
Le décollage du fou de bassan est, par nature, laborieux. Sans cet allégement préalable, l’effort requis pour s’arracher à l’attraction de l’onde serait beaucoup plus important, représentant une débauche d’énergie.