Les oiseaux meurent à cause des tempêtes

Macareux échoué - Photo de Julien Bonnet - LPO France

« Effroyable » : des centaines de macareux morts échoués sur les plages de Bretagne
C’est une véritable hécatombe. Depuis le début du mois de février, des centaines d’oiseaux morts ou blessés s’échouent sur les plages du Finistère sud. Parmi eux une grande majorité de macareux, affaiblis par les tempêtes successives de ces dernières semaines. (ici-breizh-izel)

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Macareux soigné

En ce début d’année 2026, la succession de tempêtes (comme la récente tempête Nils) alimentée par la réchauffement climatique provoque une hécatombe sur le littoral breton, du Cap Sizun aux plages du Pays Bigouden. Plus largement c’est sur tout le littoral atlantique que l’on retrouve ce phénomène: 28000 oiseaux pélagiques ont été retrouvés morts en France, Espagne et Portugal

Contrairement aux idées reçues, les oiseaux pélagiques, comme le Macareux moine ou le Guillemot de Troïl, ne meurent pas directement sous les coups de vent. Le problème est énergétique. Pour survivre en mer, ces espèces doivent manger quotidiennement de petits poissons. Or, par gros temps, non seulement la chasse devient impossible parce que le mélange des eaux trouble la visibilité et les proies descendent en profondeur, mais aussi leur dépense d’énergie explose : Lutter contre des vents de plus de 100 km/h et une houle massive vide leurs réserves de graisse en quelques jours.

Cela provoque une  « famine » hivernale qui décime ces oiseaux affamés et à bout de force: Les oiseaux retrouvés actuellement sur nos plages sont dans un état de sous-nutrition extrême. Les scientifiques parlent d’oiseaux « vides » : leurs muscles pectoraux sont fondus, car leur corps a consommé sa propre substance pour tenter de rester en vie. Affaiblis, ils finissent par être poussés vers la côte par les courants, incapables de reprendre leur envol.

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