
Héron cendré (crédit Valérie Dartigalongue)
J’ai découvert les photos de Valérie Dartigalongue sur les réseaux sociaux. Nous partageons une même philosophie : célébrer la faune sauvage dans le respect de son environnement. Ses images m’ont fait explorer la presqu’île de Rhuys, un site devenu emblématique pour moi en Bretagne Sud. Je suis ravi de vous présenter son travail :
Je m’appelle Valérie Dartigalongue. Originaire de Seine-Maritime, je suis installée en Bretagne depuis vingt ans. Cela fait maintenant plus de quinze ans que j’arpente la presqu’île de Rhuys au rythme des saisons.
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Mon parcours photographique a commencé bien avant l’observation de la faune, à travers la capture de paysages, de portraits, puis de magnifiques levers et couchers de soleil. Lors de mes voyages, j’aime aussi immortaliser monuments et scènes de vie.
Mais au fil du temps, après avoir commencé simplement dans le calme de mon jardin à observer le vol discret des passereaux, mon regard s’est tourné vers les grands espaces maritimes. La richesse des oiseaux de passage et la fascination pour les limicoles ont fini par prendre toute la place.
Aujourd’hui à la retraite, j’ai l’immense privilège de pouvoir consacrer mon temps à cette passion sans contrainte horaire : quand je pars sur le terrain, je ne sais jamais quand je rentrerai. Je recherche avant tout le calme, fuyant les rassemblements de plus de cinq photographes, avec une règle absolue que je ne transgresse jamais : aucun dérangement des espèces.
Chaque année, dès le mois de mars, je guette le retour de la Gorgebleue à miroir. L’écouter chanter, l’apercevoir au sommet d’une branche, puis l’immortaliser à travers mon objectif sont des moments dont je ne me lasserai jamais.
L’année 2026 aura été particulièrement riche grâce à deux amies photographes, Michèle et Élisabeth. Leurs conseils et le partage de leurs spots m’ont permis, bien camouflée, de photographier un couple de pics noirs, un pic épeiche et un pic mar. Seul le pic vert me résiste encore !
À deux pas de la maison, l’étang du Kerver m’a offert un spectacle inoubliable : un héron cendré réussissant, après plusieurs minutes d’efforts, à sortir de l’eau une belle anguille emmêlée dans des algues brunes.
Un autre de mes sites de prédilection est la saline de Truscat à Sarzeau, façonnée à la force des bras par le paludier Olivier Chenelle. Les affûts qu’il y a aménagés permettent d’observer la faune en toute quiétude.
D’avril à mai, j’y admire bécassines des marais, chevaliers gambettes, sternes pierregarins, avocettes élégantes et petits gravelots. Mais mon souvenir le plus fort reste l’accouplement d’un couple d’échasses blanches en avril, à seulement une dizaine de mètres de moi
Pour moi, la photographie d’oiseaux est une école de la patience et de l’adaptation. Malgré le handicap, la lourdeur du matériel et la difficulté croissante à me déplacer, la passion reste intacte. La billebaude m’étant impossible et l’affût dédié très rare, je privilégie l’affût généraliste : me poser dans un endroit prometteur et attendre ce qui veut bien se montrer. Heureusement la faune est riche et variée sur la presqu’île ! Mon trépied et mon petit siège pliant sont devenus mes compagnons indissociables. Être au plus près du sol m’offre une perspective idéale, à hauteur d’oiseau.
Côté équipement, je travaille avec un boîtier Canon EOS R7 épaulé par les objectifs RF 200-800mm et RF 100-400mm. Depuis que j’ai le R7, je shoote pratiquement tout en JPEG, ce qui me permet de passer le moins de temps possible devant l’ordinateur. Une fois mes clichés classés par commune et légèrement ajustés sous Adobe Lightroom, j’en partage quelques-uns sur Facebook et Instagram.
Observatrice attentive, je remarque d’année en année l’évolution de notre faune : depuis deux ans, certaines espèces comme l’échasse blanche semblent se sédentariser chez nous — à moins qu’il ne s’agisse de départs migratoires ratés ?
Ma curiosité demeure intacte et mes yeux se tournent aussi vers l’avenir. Je rêve de mes prochains voyages : observer les macareux moines aux îles Orcades, pister la loutre de mer aux îles Shetland, et admirer les aurores boréales dans le grand nord finlandais.

Héron cendré (crédit Valérie Dartigalongue)

Tarier Pâtre (crédit Valérie Dartigalongue)

Pic noir (crédit Valérie Dartigalongue)

Pic épeiche (crédit Valérie Dartigalongue)

Gravelot à collier interrompu (crédit Valérie Dartigalongue)

Gorgebleue à miroir (crédit Valérie Dartigalongue)

Héron cendré (crédit Valérie Dartigalongue)

Parade Echasses blanches (crédit Valérie Dartigalongue)

Parade Echasses blanches (crédit Valérie Dartigalongue)

Echasse blanche et son poussin et son œuf (crédit Valérie Dartigalongue)

Bécasseau variable (crédit Valérie Dartigalongue)

Bécasseaux sanderling (crédit Valérie Dartigalongue)

Barges à queue noire et Avocettes élégantes (crédit Valérie Dartigalongue)

Martin pêcheur (crédit Valérie Dartigalongue)

Echasse blanche juvénile (crédit Valérie Dartigalongue)

Traquet motteux (crédit Valérie Dartigalongue)

Traquet du désert (crédit Valérie Dartigalongue)

Gravelot à collier interrompu (crédit Valérie Dartigalongue)

Hirondelle de rivage (crédit Valérie Dartigalongue)

Bécasseaux sanderling (crédit Valérie Dartigalongue)

Pic mar juvénile (Crédit Valérie Dartigalongue)

Portrait (crédit Valérie Dartigalongue)

Coucher de soleil (crédit Valérie Dartigalongue)